Le système du docteur Goudron

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2017, 25 min, vidéo
Fantasmes et Fantômes, troisième partie
Un film de Noël Herpe
Sortie nationale le 4 octobre 2017

Synopsis

Au cœur de la clinique psychiatrique du fameux Docteur Goudron (aux méthodes réputées modernes), les fous ne sont peut-être pas ceux qu’on pense.
Ils font peu à peu basculer les apparences.

Deux journalistes, venus enquêter sur cette institution insolite, en feront l’expérience à leurs dépens.

Note d'intention (Automne 2015)

Puissance de l’imagination dans la troisième pièce que je vais porter à l’écran : Le Système du docteur Goudron et du professeur Plume, adaptation par André de Lorde d’un conte d’Edgar Poe. Il s’agit d’une oeuvre fondatrice du Grand-Guignol, ce théâtre de terreur qui fascina la Belle Epoque, avec ses déluges d’hémoglobine et ses vierges martyrisées.
Elle relève en même temps d’un naturalisme cruel, qui donne à voir les derniers raffinements de la science (en l’occurrence, la science psychiatrique), pour déchaîner des peurs archaïques.
Où finit la raison ? Où commence la folie ? Où se situe la frontière entre pouvoir et aliénation ? Ces questions, qui sont plus que jamais d’actualité, invitent à faire glisser de l’intérieur les conventions du genre.
C’est pourquoi je compte mettre en place un dispositif ambigu, qui fera intervenir, à l’arrière-plan d’un décor faussement réaliste, la présence intempestive de spectateurs comme vous et moi. Dans Mentons bleus !, cette ambiguïté était secrétée par une carte postale, où s’incrustaient les comédiens comme autant de vains fantoches. Dans Au téléphone, l’horreur n’était devinée qu’à travers des portes, des fenêtres, des points de vue
fragmentaires et frustrants. Dans Le Système du docteur Goudron, c’est le hors-champ tout entier qui envahira la scène.
Chacune de ces pièces est donc l’occasion de créer un univers plastique original, qui joue le jeu d’un certain “primitivisme”, afin de réinventer le plaisir du texte.

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