Éléonore de Montesquiou


> Delta
2004, 20 min, vidéo

Delta est un film dont le point de départ est la bande son composée par Helena Tulve.
La narration est construite en 4 temps : l’arrivée dans la frénésie de la ville et son rituel, le calme domestique, puis l’énergie de la ville, la foule et enfin le fleuve qui emporte tout dans un rêve.



Olga, Olga, Helena
2005, 18 min, vidéo

Olga, Olga, Helena est construit sur un texte lu par de jeunes femmes russes en français et des images de la ville de Saint-Pétersbourg aujourd’hui.
Le film traduit en images le décalage temporel entre la Russie contemporaine et celle du début du xxe siècle, avec une distance qui souligne un vide qu’on ne peut combler au cœur de tout émigré.



Atom Cities
Katrin

2006, 5 min, vidéo

Katrin a 15 ans, elle est née à Tallinn. Son père est estonien, sa mère est russe.
Lorsque sa mère fut incarcérée, elle vécut quelques mois avec son père, mais le quitta pour habiter chez une amie. Sa mère libérée, elles vinrent toutes deux s’installer à Sillamäe, où elles trouvèrent un milieu russe plus familier pour elles, et c’est là que je l’ai rencontrée.
Dans ce film, Katrin évoque les relations entre Russes et Estoniens en Estonie.



> Atom Cities
Kesk

2006, 3 min, vidéo

Les jeunes que j’ai rencontrés dans la rue centrale de Sillamäe sont d’origine russe mais sont nés et habitent en Estonie. Ils évoquent ici la question de la langue au sein de la communauté russe : ils parlent russe entre eux et à peine quelques mots d’estonien. Ils racontent aussi leur ennui, le soir, dans cette ville au bout de l’Europe.


> Atom Cities
Paldiski

2006, 22 min, vidéo

Paldiski, ville portuaire et balnéaire à l’ouest de Tallinn, en Estonie, fut détruite pendant la Seconde Guerre mondiale puis réaménagée en tant que ville close et secrète comme base de sous-marins nucléaires. Une école militaire y fut construite ainsi que des logements pour les militaires. Depuis l’indépendance de l’Estonie, en 1991, la ville s’est ouverte, l’armée russe a quitté Paldiski et la raison d’être de la ville a disparu.


> Atom Cities
Sillamaë
2006, 18 min, vidéo

À l’époque soviétique, de 1944 à 1991, Sillamäe fut une ville close construite à des fins de recherche nucléaire: installer scientifiques et ouvriers travaillant à l’extraction d’uranium. Sillamäe était une ville fermée, même aux Estoniens, elle avait un nom de code et ne figurait pas sur les cartes géographiques volontairement faussées. Depuis l’indépendance de l’Estonie, cette ex-ville atomique est confrontée à de nouvelles orientations, elle s’est ouverte à l’économie capitaliste, l’usine fut fermée. La population russophone constitue aujourd'hui une minorité plus ou moins bien intégrée dans la vie du pays.



Texte :
> Enquêtes sur le réel, Mo Gourmelon