Julien Loustau


> DeWind
2000, 15 min, 35 mm

Un plan-séquence saisit le paysage depuis une voiture, le long d’une crête battue par les vents et bordée de grandes éoliennes. La nuit vient. Le film est ponctué par l’apparition de titres : une filmographie fabulée.


> SF
2001, 15 min, vidéo

Une fiction contenue dans une zone d'émergence, d'irrésolution. Les lieux et les instants où l'imaginaire est en reconnaissance d'une affaire – non classée – et les illustrations des premières hypothèses constituent la trame ambiante d'un film offert aux spéculations. SF est un trailer, un thriller, un film profiler.


> Théo
(réalisé avec Christelle Lheureux)
2002, 35 min, vidéo

La nature selon Théo, enfant en déplacement au cœur d'une cosmogonie des éléments. Autour de lui des présences se révèlent et se perdent, à la recherche d'une issue dans le paysage.


> Norias
2003, 15 min, vidéo

Pendant ce temps, depuis des siècles, les norias tournent. Elles chantent le courant de l'Oronte. Des bords de Seine, un dialogue les rejoint.

> Sub
2006, 45 min, vidéo

Le lac Vostok est prisonnier sous les glaces de l’Antarctique, isolé du reste du monde depuis des millions d’années. La seule technologie qui permettrait d’atteindre le lac sans risquer de le contaminer serait le Cryobot, une sonde conçue par la Nasa pour l’exploration d’océans subglaciaires sur Mars. En Chine, dans la région des Trois Gorges, on finit de construire le plus grand projet hydroélectrique du monde. Le barrage a déjà noyé 600km de vallées déplacé plus de 1,8 millions de Chinois.
Le long d’un voyage nocturne sur le fleuve Yangtze, dans l’exploration distante de ses berges, le film envisage l’odyssée solitaire du cryobot à travers les glaces jusqu’au lac Vostok.


Texte :
> Filmer du vent, par Christine Martin
> Entretien avec Julien Loustau