pointligneplan


Les vingt dernières années auront vu se déplacer nombre de frontières artistiques. Les relations entre cinéma et vidéo, cinéma et photographie, fiction et documentaire n’ont cessé d’alimenter formes et attitudes. Inquiété dans son support, ses enjeux, son histoire, le cinéma aura été l’un de ces nœuds critiques. Ces questionnements sont aujourd’hui particulièrement sensibles au croisement des arts plastiques et du cinéma par un regard croisé des plasticiens vers le cinéma et des cinéastes vers l’art contemporain.

C’est à ce croisement que pointligneplan situe ses enjeux, depuis 1998, par la mise en place régulière d’une programmation de films. Organisée à l’origine avec le concours du Groupe de recherches et d’essais cinématographiques par Christian Merlhiot, rejoint en 1999 par Pascale Cassagnau, Vincent Dieutre et Érik Bullot, la programmation pointligneplan présente régulièrement à La fémis ou lors de cartes blanches dans des festivals (Paris Cinéma, Biennale de l’image en mouvement à Genève, Biennale de Lisbonne…) et des institutions culturelles (Musée d’art contemporain du Val de Marne, Centre culturel français de Turin, Palais de Tokyo, Centre Georges Pompidou, Cinémathèque de Toulouse…) un ensemble d’œuvres singulières : cinéastes, artistes, plasticiens questionnant et redéfinissant de nouveaux partages du monde et de l’image.

Depuis 1998, le collectif invite des artistes, des écrivains, des musiciens, des chorégraphes et des cinéastes à présenter un travail qui témoigne, à nos yeux, d’une approche singulière des images et du récit. Ces films interrogent un imaginaire commun et balisent un territoire élargi où circule et se réfléchit l’idée du cinéma.

Dès le début, pointligneplan est apparu à nos yeux comme un lieu d’échange assez riche pour permettre l’élaboration d’outils critiques à la mesure de ce croisement des territoires. Nous avons favorisé cette réflexion en commandant des textes sur les films, en conviant les auteurs et les réalisateurs à débattre lors des projections et en organisant des rencontres sur le thème cinéma/art contemporains.

Devant l’intérêt de cette documentation, les Éditions Léo Scheer, qui éditent la revue Cinéma, ont souhaité rassembler l’ensemble des textes commandés, désormais épuisés, afin d’instruire un territoire singulier, à mi-chemin des arts plastiques et du cinéma. Ce premier livre “pointligneplan, cinéma et art contemporain” publié en 2002, sous la direction d’Érik Bullot, a rencontré un vif succès, au point de devenir rapidement un ouvrage de référence sur ce sujet.
Depuis cette première publication, les Éditions Léo Scheer poursuivent l’inventaire de ce territoire en proposant une collection monographique sous forme d’un livre accompagné d’un DVD. Chaque volume comporte une étude sur l’artiste ou le cinéaste, un dossier de photographies ou de documents de travail (notes d’intention, articles, fragments de scénario…) ainsi qu’une filmographie détaillée. Un DVD comportant plusieurs œuvres représentatives accompagne cette monographie.

Depuis deux ans, pointligneplan devient aussi occasionnellement distributeur afin de prolonger la visibilité de certains films en salle. Dans un contexte économique où l’exploitation du cinéma d’auteur est difficile, sans parler de la diffusion commerciale des films d’artistes, pointligneplan parie sur la durée de visibilité des films en leur assurant une exploitation de quatre semaines au minimum dans une salle, à raison d’une projection par jour.

Depuis 2002, la structure s’est dotée d’un outil de diffusion sur Internet en créant un site où sont mis en ligne toutes les informations et les textes publiés sur les auteurs et sur les films, constituant une base de données de référence.

L’association reçoit le soutien du Ministère de la culture, Délégation aux arts plastiques, du Centre national de la cinématographie, du Conseil général du Val de Marne, de la Mairie de Paris et du Groupe de recherches et d’essais cinématographiques.

pointligneplan


The past 20 years have seen artistic boundaries pushed in all directions. The changing relationships between fiction and documentary film, video, and photography have continued to challenge artistic forms and attitudes. Constant updates in filmmaking technology mean that the history of the medium is continually rewriting itself, asserting the cinema’s place as the forerunner in communications and media, and raising the bar for all other art forms.

These issues are particularly relevant today considering the crossover taking place between visual arts and cinema, as filmmakers look toward modern art, and artists look to the cinema for inspiration.

It is at this very crossroads where pointligneplan staunchly situated itself in 1998 by instituting regular screenings. Originally created by Christian Merlhiot in collaboration with the Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques (a non-profit organization founded in 1969 aimed at revealing new cinematic talents), then joined in 1999 by Pascale Cassagnau, Vincent Dieutre and Érik Bullot, pointligneplan shows, on a regular basis, a number of unusual films showcasing filmmakers and visual artists who question and redefine ways of sharing the world and the image. The screenings are often held at the Fémis, in the context of cartes blanches during festivals (Paris Cinéma, Biennale de l’image en mouvement in Geneva, Lisbon Biennale) and in numerous cultural institutions such as: the Museum for Contemporary Art in Val de Marne (greater Paris area), the French Cultural Center in Torino, the Palais de Tokyo, the Centre Georges Pompidou and the Toulouse Film Library.

Since 1998, pointligneplan has been inviting artists, writers, musicians, choreographers, and filmmakers to exhibit work that, we think, bears witness to a singular way of handling visuals and narrative. These films explore a collective imagination and delineate an ever-growing territory within which the idea of cinema shifts about fluidly and reflects upon itself.

From the very beginning, we have conceived of pointligneplan as a place where ideas rich enough to sharpen our critical senses are exchanged, a place to help us hone our skills so we can match the level of sophistication offered to us at this crossroads of artistic territories and sensibilities. To further this reflection we commissioned critics to write about the films, then asked both critics and filmmakers to discuss the works at screenings and organized meetings focusing on contemporary cinema and art.

Finding the contents of these critical documents quite relevant, French publisher Léo Scheer (Paris) – publisher of the periodical Cinéma – decided to publish a collection of the already sold-out commissioned texts, in a single volume aimed at defining that singular territory halfway between visual arts and motion pictures. Published in 2002, “pointligneplan, cinéma et art contemporain” achieved instant success to such an extent that it quickly became a reference book, a landmark in its field.
Since its publication, publisher Léo Scheer continues to explore this territory with a collection of monographs, each including a book and a companion DVD. Each volume contains a study of the artist or filmmaker, a series of photographs or documentation of his work process (author’s statement, articles, script fragments…) and a detailed filmography. A DVD comprising several works typical of the artist comes with the monograph.

For two years now, pointligneplan has been occasionally delving into film distribution to help extend the theatrical release of certain films. In a market where simply screening smaller, more personal films is difficult, (to say nothing of getting them widely distributed), pointligneplan builds on sustaining visibility of such films by keeping them in theatres at least four weeks, screening once a day.

Since 2002, the organization has managed to promote these films via their website, which provides a reference database comprised of information and texts published about the artists and the films.

This organization is supported by the French Ministry of Culture, the Visual Arts Delegation (Délégation aux arts plastiques), the National Center for Cinematography (Centre national de la cinématographie), the Val de Marne District Council (Conseil général du Val de Marne), the City of Paris (Mairie de Paris) and the Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques.