Danielle Arbid


> Seule avec la guerre
2000, 58 min, vidéo

Beyrouth est une ville formidable. On se croirait au centre de tout. À Beyrouth, entre 1975 et 1990, il y avait une guerre civile, c’est-à-dire que tout le monde voulait exterminer tout le monde. Aujourd’hui, la guerre est finie. Elle s’est arrêtée un jour, comme ça, après avoir gangrené nos vies. J’ai voulu filmer le vide qu’elle a laissé. Sa présence fantomatique. Cette plaie…


> Conversations de salon 1-2-3
2003-2004, 3 x 10 min, vidéo

À Beyrouth, ma mère reçoit tous les jours vers 5 heures de l’après-midi. Installées dans son salon, ses amies déballent leurs vies. L’espoir succède au désespoir et les crises d’euphorie à celles d’hystérie. J’ai filmé ces femmes, issues pour certaines de ma famille, en train de se (de vous) raconter leurs vies tourmentées en trois actes : le pays, les maris et la famille.


Nous / Nihna
2004, 13 min,vidéo

Mon père partait. Je l’ai filmé, pour garder une preuve. J’avais peur de perdre toute pensée de lui, toute colère contre lui, tout souvenir.


Texte :
> Danielle Arbid machine, Philippe Azoury