Fleur Albert / Vincent Dieutre, la chambre et le monde

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    Mercredi 27 mars 2013 à 20h
    La fémis, Paris

    Lands close to Paterson

    Un film de Joana Preiss

    2013, vidéo, 35 min

    A New York où elle est venue présenter son film Sibérie , Joana Preiss enregistre la ville au fil de ses pas et de ses rencontres. S’ensuit un voyage mystérieux dans son imaginaire, à la respiration haletante et hypnotique.

    Vincent Dieutre, la Chambre et le monde

    Un film de Fleur Albert
    2012, vidéo, 92 min

    Avec la participation de Françoise Lebrun

    Depuis 20 ans, Vincent Dieutre construit une œuvre à la lisière de la fiction, du documentaire et des arts plastiques, qui repense et explore en profondeur l’esthétique du cinéma et son écriture.
    Il interroge des formes anciennes (la peinture du Caravage, la musique de Schubert, le romantisme allemand, la langue du XVIIème siècle…) à travers le prisme de l’intime et cherche dans la multiplicité des textures, des images et des sons une syntaxe poétique qui conteste le régime de croyance du cinéma traditionnel.
    Ce film propose un portrait du cinéaste, immersion au long cours dans son travail quotidien autant que parcours critique au sein de son œuvre . Ce voyage est structuré sous la forme d’un abécédaire dont la lecture nous est donnée par Francoise Lebrun.
    Portrait du cinéaste réalisé pendant la préparation et le tournage du film Orlando Ferito de Paris à Palerme entre septembre 2009 et  2012.

     

    À propos de la séance

    Avant d’entrer dans le monde de Vincent Dieutre

    Avant d’entrer dans le monde de Vincent Dieutre, commençons par un voyage, celui de Joana Preiss, la fille qu’on ne voit jamais, qui filme une ville qu’on ne voit pas, qu’on devine, on reconnaît, on sait que c’est New York, l’Amérique. C’est le jour et la nuit, c’est surtout la nuit, et il y a le son. On tourne autour de la ville, elle est cassée, fragmentée, on est bourrés ou on rêve, on est un peu éblouis, on s’accoutume à l’obscurité. On marche au pas de Joana Preiss. On rêve aux substances qu’on aurait pu prendre, on ne sait pas si on a dormi, fumé ou bu un peu. Ce voyage est comme une respiration.
    Entrons dans le monde de Vincent Dieutre. Il est connu, ce monde. Certains le connaissent. L’Italie, les clopes et les tables de montage. La voix si particulière. Fleur Albert accompagne Vincent partout, ici et là-bas, dans le passé des films et le futur du film à faire. On l’aperçoit parfois, attentive, belle. Et Vincent parle. Il y a Arnold aussi, Arnold Pasquier, l’homme caméra.
    Le monde de Vincent. On le connaît, ce monde. Certains le connaissent. Car dans un film de Vincent, on est tout de suite chez lui : dans sa chambre et dans son monde. Alors, qu’est-ce qu’il reste de ce monde, qu’est-ce qu’il reste à apprendre dans ce film ?
    Vincent Dieutre est un homme d’une grande culture, d’une culture d’avant Google, elle se fait si rare, presque étonnante. Il parle de Chantal Akerman, de Palerme, de l’Allemagne, des corps allemands, de google, de tout son cinéma. On essaie de comprendre. Vincent a voulu faire des films pour manger le monde et supporter le monde. Tout est là.
    Julien Thèves

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